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Chacun peut et doit faire quelque chose pour lutter contre le sida.
Le bureau du CNLS-IST a tenue sa première session extraordinaire

La première session extraordinaire du Bureau du CNLS-IST s’est tenue le vendredi 14 mai 2010 à partir de 9 heures 00 dans la salle polyvalente de la Présidence du Faso, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE, Président du Faso, Président du CNLS-IST.

Cette session avait pour objet, de faire le plaidoyer pour une plus grande mobilisation des ressources en faveur de la lutte contre le VIH, le Sida et les IST pour la période allant de 2010 à 2015. De façon spécifique, il s’est agi :

- d’échanger sur les principaux acquis et résultats obtenus dans la lutte contre le VIH, le Sida et les IST et la nécessité de maintenir l’engagement et les appuis techniques et financiers ;

- d’échanger sur les difficultés actuelles de financement et les perspectives ;

- de recueillir les propositions, les annonces ou les engagements d’appuis techniques et financiers pour l’année 2010 et éventuellement pour les années à venir.

Ouvrant les travaux, le Président du CNLS-IST a salué la présence effective de l’ensemble des membres du bureau à cette session et a témoigné sa reconnaissance aux Partenaires Techniques et Financiers présents pour leur engagement dans la lutte contre le VIH à nos côtés. Une seule présentation a été faite et a concerné les résultats obtenus de la réponse nationale au VIH, les défis majeurs et les difficultés de financement pour l’année 2010 et la période 2011-2015.

Il en est ressorti que la réponse nationale éprouve des difficultés de financement liées à la baisse de la mobilisation des ressources. Ce besoin de financement est d’environ 15,64 milliards de FCFA pour l’année 2010 et 204 milliards pour la période 2011-2015. Cette situation s’expliquerait en partie par la baisse de la priorité accordée au VIH au niveau mondial, à la crise financière internationale et à la fin ou la clôture de nombreux projets et programmes de lutte contre le VIH, le Sida et les IST.

Le Président du CNLS-IST a ensuite donné la parole aux membres du bureau et aux partenaires techniques et financiers afin qu’ils s’expriment sur les préoccupations relevées quant à l’avenir du financement de la lutte contre le VIH, le Sida et les IST. Les interventions des participants ont porté sur les points suivants :

- la nécessité de reconsidérer les priorités pour tenir compte des contraintes de disponibilité financière ;

- les réflexions à mener avec le système de santé pour une intégration de la lutte contre le VIH dans le système global de santé en prenant en compte la santé de la reproduction ;

- la nécessité de maintenir les acquis de la réponse nationale ;

- la prise en compte en compte de la question du VIH dans l’assurance maladie et les filets sociaux de sécurité au titre du socle national de protection sociale en faveur des personnes infectées et affectées par le VIH en cours d’élaboration.

Par ailleurs les partenaires techniques et financiers se sont prononcés sur la situation :

- Ainsi, le Professeur Mame Awa FAYE Coordonnateur Pays ONUSIDA a pris la parole au nom du Système des Nations Unies pour féliciter le Gouvernement quant aux progrès réalisés dans le domaine de la lutte contre le VIH. Elle a ensuite souligné trois points relatifs :

- à l’ajustement de notre communication sur la prévention au niveau du pays, en tenant compte de notre situation d’épidémie généralisée avec des prévalences élevées dans certaines villes comme Ouagadougou et Koudougou et au sein de certains groupes à risques comme les travailleuses de sexe,

- à la révision de manière critique de l’efficacité de nos dépenses en privilégiant la priorisation de nos interventions dans la perspective de la persistance de la crise économique mondiale,

- au renforcement de la réponse du secteur santé pour assurer le passage à l’échelle.

Reconnaissant que le maintien des tendances des dernières années nous assurera l’atteinte de l’OMD relatif au VIH, elle confirme la contribution financière du Système des Nations Unies pour 2010 : 3 380 676 080 FCFA et annonce à titre indicatif celle pour la période 2011-2015 (13 819 112 000 FCFA).

Elle a conclu en rassurant le Président du Faso de l’engagement sans faille du Système des Nations Unies auprès du Gouvernement et de la société civile, tout en le sollicitant pour la poursuite de son engagement tant au niveau national qu’international dans la lutte contre le VIH. Intervenant à son tour, son Excellence Monsieur l’Ambassadeur des Pays Bas a confirmé la poursuite des engagements pris pour l’année 2010. En ce qui concerne la période 2011-2015, il a souhaité attendre les orientations du nouveau Gouvernement tout en précisant que leurs contributions pour la lutte contre le VIH se feront désormais à travers le secteur de la santé.

Prenant la parole, le représentant de la Banque mondiale a tenu à saluer les efforts et les résultats obtenus. Il a souhaité en termes de perspectives de tenir compte désormais de la régionalisation et de la décentralisation puis d’intégrer la lutte contre le VIH dans le système de santé, notamment la santé de reproduction. Au titre de leur contribution financière, il a annoncé que la Banque poursuivra ses appuis à travers :

- L’appui au renforcement du système de santé pour la prise en charge et la décentralisation. Le montant pour 2010 disponible pour l’année 2010 est de 1,5 milliard (fonds fiduciaire de l’Espagne) pour renforcer les capacités et le plateau technique des laboratoires et les antennes régionales

- Le projet de SR (d’un montant de 10 millions de $) dans la dotation de l’IDA actuelle. Les activités devront être définies à partir de 2011.

- Le prolongement du PASS jusqu’en 2013, pour lequel les discussions techniques sont en cours pour la détermination du montant après évaluation de l’IDA 15.

Monsieur l’Ambassadeur du Danemark, après avoir salué la prise en compte des groupes spécifiques, l’engagement massif du monde associatif et communautaire, il a confirmé la poursuite de l’appui du Danemark au secteur communautaire. Il a souhaité que l’État burkinabé améliore sa contribution à la lutte à travers l’appui budgétaire.

Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur d’Allemagne a relevé que son pays poursuivra son soutien qui sera de plus d’1 milliard de FCFA pour 2010. Pour les années à venir, le plaidoyer se poursuivra pour le renforcement de leur contribution.

Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de la République de Chine (Taiwan), a rappelé la contribution de son pays pour la période 2006-2010 a été de 250 millions de FCFA par an. Pour les années à venir, leur appui concernera également le renforcement du système de santé.

Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur du Japon après avoir rappelé leur contribution sur le plan multilatéral à travers le Fonds mondial, a confirmé leur engagement à travers les projets du secteur santé, et le financement des microprojets pour les PVVIH. Il a souhaité que des dispositions soient prises pour étudier la contribution du fonds de contrepartie à la lutte contre le VIH.

Le Centre canadien d’étude et de coopération international a affirmé son engagement à poursuivre ses efforts dans la lutte contre le sida à travers une contribution de 500 millions de FCFA par an au titre de la coopération technique.

Au titre du Gouvernement, Monsieur le Ministre de l’économie et des finances a promis d’engager la réflexion avec le SP/CNLS-IST pour affiner les gaps. Il a promis le maintien et la sécurisation des crédits déjà disponibles et de mobiliser des ressources supplémentaires notamment les filets sociaux et l’augmentation des allocations budgétaires pour compléter les besoins de financement.

En résumant les débats, le Président du CNLS-IST a souhaité que les évaluations se poursuivent pour mieux prioriser les interventions en vue d’assurer une efficacité plus grande des dépenses dans un contexte de raréfaction des ressources financières. Il a également invité le Secrétaire permanent du CNLS-IST à mener la réflexion sur la relation des besoins de lutte contre le VIH avec le système global de santé. Il a enfin donné rendez-vous aux membres du Bureau du CNLS-IST pour l’examen du prochain Cadre stratégique de lutte contre le VIH, le Sida et les IST le 11 juin 2010.

Ainsi, cette session a permis au Gouvernement et aux PTF d’échanger sur les projections de financement de la réponse au VIH. Des engagements ont été pris pour améliorer les contributions financières des différentes parties.

Avant de clore les travaux aux environs de 11 heures 30 minutes, le Président du CNLS-IST a invité les membres du Bureau et les Partenaires à toujours garder à l’esprit les objectifs que nous nous sommes fixés : assurer aux populations l’accès universel à la prévention, aux soins, au traitement et au soutien dans l’objectif d’un meilleur contrôle de la pandémie, en vue d’atteindre l’OMD 6 en 2015. Il a ensuite marqué sa satisfaction et a remercié les PTF pour leur engagement continu et soutenu à la lutte contre le VIH, le Sida et les IST au Burkina Faso.

FAIT A OUAGADOUGOU, LE 14 MAI 2010

Le Bureau du CNLS-IST

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